![]() Portrait de Jean-Baptiste Odiot par Robert Lefèvre, 1822 |
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FONDEE EN 1690, la Maison Odiot conquiert sa notoriété sous le règne de Louis XV avec Jean Baptiste Gaspard Odiot, reconnu comme l'un des meilleurs orfèvres de son temps. L'EMPIRE ET SES FASTES ouvrent une page de gloire pour Odiot, sous la houlette de Jean -Baptiste Claude, petit fils de Jean Baptiste Gaspard, qui verra son extraordinaire talent récompensé par les prestigieuses commandes de l'Empereur et de sa famille : le sceptre et l'épée du Sacre, le berceau du Roi de Rome, les immenses services de Madame Mère et de Pauline Borghese, le service de campagne de l'Empereur... LES MODELES ELABORES par Odiot à cette époque, marqués par le retour à l'antique et l'usage très fréquent du vermeil, comptent sans conteste parmi les plus belles créations que l'orfèvrerie française ait produite. La réputation d'Odiot traverse alors les frontières de l'Empire et lui ouvre les portes de toutes les Cours d'Europe. CHARLES NICOLAS ODIOT sera le digne successeur de son père et deviendra le fournisseur attitré du Roi Louis-Philippe et de la famille d'Orléans. Il excellera dans le retour du style rocaille. ![]() Magasin d'Orfèverie de Jean-Baptiste Claude Odiot, tableau par Bouhot, 1820 SON FILS GUSTAVE devient à son tour l'orfèvre des grands et des puissants. C'est lui qui réalisera la plus grande commande que la Maison Odiot ait jamais reçue: pas moins de trois mille couverts en or pour Saïd Pacha, vice-roi d'Egypte. C'est encore lui qui obtiendra le titre de Fournisseur de la Cour de Sa Majesté Impériale le Tsar. Il est le dernier des Odiot à tenir les rênes de l'entreprise. De père en fils, les Odiot auront dirigé l'entreprise jusqu'en 1906, soit pendant plus de deux siècles! DEPUIS cette date, Odiot a continué à maintenir vivants son talent et sa renommée. Nicolas de La Morinière qui en est aujourd'hui le dirigeant, poursuit la vocation d'excellence et de raffinement qui a placé Odiot au sommet de son art. ![]() |
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